Maider Martineau


Maider commence par la danse basque à l’âge de cinq ans. Issue d’une famille de musiciens et baignant dans cette culture basque où le chant polyphonique a une place de choix, c’est tout naturellement qu’elle commence à toucher aux instruments de musique. D’abord le piano, puis à neuf ans le trikitixa, l’accordéon diatonique traditionnel basque.

 

Elle étudie avec Julie Mary, Alaitz Teletxea, Patrick Larralde et Joseba Tapia. Elle s’ouvre ensuite à l’accordéon diatonique plus largement européen, et participe à des stages avec Emmanuel Pariselle, Marc Perrone, Julian Sutton, Markku Lepistö, Marc Perrone, Norbert Pignol et Stéphane Milleret… Elle se forme en accordéon chromatique de concert avec Philippe de Ezcurra au conservatoire de Bayonne et Guy Ferla au Conservatoire de Toulouse. Elle fait ses débuts sur scène dès l'âge de treize ans dans le groupe Trikili trakala. 

 

Si l’accordéon est son principal complice dans ses voyages, il n’est pas le seul dans sa besace. Le pandero, tambourin basque, y est aussi présent, tout comme l’alboka, instrument à deux anches simples d’origine arabe joué au Pays-Basque avant l’arrivée de l’accordéon. Tous ces instruments, sans oublier la danse et le chant, ne font qu’un à ses yeux. Ce sont plusieurs expressions d’une même culture dont elle approfondit la pratique. 

 

Elle obtient son DEM (Diplôme d’Études Musicales) en musiques traditionnelles avec Xavier Vidal au conservatoire de Toulouse et son DE (Diplôme d’État) dans la même discipline à l’ISDAT, ce qui lui permet d’enseigner son art dans les conservatoires et écoles de musique en France. En parallèle, elle obtient son prix de composition électroacoustique au conservatoire de Toulouse avec Bertrand Dubedout. Elle poursuit l’étude de la pédagogie et valide une maîtrise en musique - didactique instrumentale à l’Université Laval.

 

C’est là qu’elle rencontre Claude Vallières avec qui elle travaille sa technique vocale, Sabin Jacques qui lui enseigne le mélodéon et la podorythmie et Olivier Bussières, percussionniste passionné comme elle des différentes techniques de tambourins. Avec ce dernier, elle forme le duo TokaTaNoka. Elle y interprète, compose et arrange des morceaux où l’accent est mis sur le métissage. On y entend l’influence des bals traditionnels qu’elle a animés dans plusieurs festivals en France (« Grand bal de l’Europe » de Gennetines) et en Italie (« Gran bal trad » de Vialfré), mais aussi celle de ses groupes vocaux Bostgehio et Ptäh.